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13 mars 2011 7 13 /03 /mars /2011 06:35

Le Pont Mirabeau

Guillaume Apollinaire (1880-1918)

 

Sous le pont Mirabeau coule la Seine

Et nos amours

Faut-il qu'il m'en souvienne

La joie venait toujours après la peine

 

Vienne la nuit sonne l'heure

Les jours s'en vont je demeure

 

Les mains dans les mains restons face à face

Tandis que sous

Le pont de nos bras passe

Des éternels regards l'onde si lasse

 

Vienne la nuit sonne l'heure

Les jours s'en vont je demeure

 

L'amour s'en va comme cette eau courante

L'amour s'en va

Comme la vie est lente

Et comme l'Espérance est violente

 

Vienne la nuit sonne l'heure

Les jours s'en vont je demeure

 

Passent les jours et passent les semaines

Ni temps passé

Ni les amours reviennent

Sous le pont Mirabeau coule la Seine

 

Vienne la nuit sonne l'heure

Les jours s'en vont je demeure

 

 

En bonus la version chantée par Pow Wow que j'adore!


Les autres troubadours sont chez Bookworm!
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13 février 2011 7 13 /02 /février /2011 00:51

Aujourd'hui, je voudrais rendre hommage à une grande dame de la poésie qui nous a quitté la semaine dernière : Andrée Chedid, à l'âge de 90 ans.

C'est pourquoi, je vous propose un texte qu'elle a écrit pour son petit-fils M, et que vous connaissez certainement déjà tous!

 

 

Je dis aime

Paroles: Andrée Chedid, musique: M (Mathieu Chedid), 1999

 

 

J'ai les méninges nomades

J'ai le miroir maussade

Tantôt mobile

Tantôt tranquille

Je moissonne sans bousculade

 

Je dis Aime

Et je le sème

Sur ma planète

Je dis M

Comme un emblème

La haine je la jette

Je dis AIME, AIME, AIME

 

Du Sphinx dans mon rimeur

Paris au fil du coeur

Du Nil dans mes veines

Dans mes artères coule la Seine

 

Je dis Aime

Et je le sème

Sur ma planète

Je dis M

Comme un emblème

La haine je la jette

Je dis AIME, AIME, AIME

 

Pour le dehors le dedans

Pour l'après pour l'avant

Je dis AIME, AIME, AIME

 

Pour le dehors le dedans

Pour l'après pour l'avant

AIME, AIME, AIME...

 

AIME, AIME, AIME...

 

Pour le dehors le dedans

Pour l'après pour l'avant

Pour le dehors le dedans

Pour l'après pour l'avant

 

Je dis Aime

Et je le sème

Sur ma planète

Je dis M

Comme un emblème

La haine je la jette

Je dis AIME, AIME, AIME

 

 

 

 

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6 février 2011 7 06 /02 /février /2011 07:00

Aujourd'hui un petit rap, celui des rats!! ^^

 

 

Le rap des rats

 

 

 

 

 

C’est le rap des rats

 

qui rasent les murs

 

qui dérapent

 

qui se cachent

 

qui apachent

 

C’est le rap des rats

 

des durs des rapaces

 

qui rapinent

 

qui ravinent

 

C’est le rap des rats

 

les rois des parias

 

qui travaillent

 

qui creusaillent

 

boustifaillent

 

C’est le rap des rats

 

qui grignotent

 

qui papotent

 

avec leurs potes

 

C’est le rap des rats

 

des rongeurs

 

des râleurs

 

des rôdeurs

 

renifleurs

 

C’est le rap des rats

 

Qu’on n’aime pas

 

connaît pas

 

Attire a-

 

vec des appâts

 

C’est le rap des rats

 

pas méchants

 

ou pas plus

 

que les gens

 

qui les tuent

 

 

 

 

 

Michel Besnier (in Le Rap des rats, editions Motus,1999)

 

http://img141.imageshack.us/img141/7827/articleratatouillea.jpg

 

 

D'autres troubadours chez Bookworm!

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30 janvier 2011 7 30 /01 /janvier /2011 22:20

Aujourd'hui, j'avais envie de lire un poème de Rimbaud!

 

Voyelles

 

A noir, E blanc, I rouge, U vert, O bleu : voyelles,
Je dirai quelque jour vos naissances latentes :
A, noir corset velu des mouches éclatantes
Qui bombinent autour des puanteurs cruelles,

Golfes d'ombre ; E, candeurs des vapeurs et des tentes,
Lances des glaciers fiers, rois blancs, frissons d'ombelles ;
I, pourpres, sang craché, rire des lèvres belles
Dans la colère ou les ivresses pénitentes ;

U, cycles, vibrements divins des mers virides,
Paix des pâtis semés d'animaux, paix des rides
Que l'alchimie imprime aux grands fronts studieux ;

O, suprême Clairon plein des strideurs étranges,
Silences traversés des Mondes et des Anges ;
- O l'Oméga, rayon violet de Ses Yeux !

 

 

 


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16 janvier 2011 7 16 /01 /janvier /2011 00:59

Il y a quelques jours, j'ai lu le billet de Bleue & Violette à propos de Sylvia Plath et de son roman La Cloche de détresse. J'avoue que je ne connaissais pas du tout cette auteure, mais son histoire m'a intriguée et j'ai voulu en savoir plus... Du coup, j'ai fouillé sur le net à la recherche d'un de ses poèmes, et en voici un que j'ai bien aimé.

 

 

 

Lettre d'amour

 

Pas facile de formuler ce que tu as changé pour moi.
Si je suis en vie maintenant, j'étais alors morte,
Bien que, comme une pierre, sans que cela ne m'inquiète,
Et je restais là sans bouger selon mon habitude.
Tu ne m'as pas simplement un peu poussée du pied, non
Ni même laissé régler mon petit oeil nu
A nouveau vers le ciel, sans espoir, évidemment,
De pouvoir appréhender le bleu, ou les étoiles.
Ce n'était pas çà. Je dormais, disons : un serpent
Masqué parmi les roches noires telle une roche noire
Se trouvant au milieu du hiatus blanc de l'hiver -
Tout comme mes voisines, ne prenant aucun plaisir
A ce million de joues parfaitement ciselées
Qui se posaient à tout moment afin d'attendrir
Ma joue de basalte. Et elles se transformaient en larmes,
Anges versant des pleurs sur des natures sans relief,
Mais je n'étais pas convaincue. Ces larmes gelaient.
Chaque tête morte avait une visière de glace.
Et je continuais de dormir, repliée sur moi-même.
La première chose que j'ai vue n'était que de l'air
Et ces gouttes prisonnières qui montaient en rosée,
Limpides comme des esprits. Il y avait alentour
Beaucoup de pierres compactes et sans aucune expression.
Je ne savais pas du tout quoi penser de cela.
Je brillais, recouverte d'écailles de mica,
Me déroulais pour me déverser tel un fluide
Parmi les pattes d'oiseaux et les tiges des plantes.
Je ne m’y suis pas trompée. Je t'ai reconnu aussitôt.
L'arbre et la pierre scintillaient, ils n'avaient plus d'ombres.
Je me suis déployée, étincelante comme du verre.
J'ai commencé de bourgeonner tel un rameau de mars :
Un bras et puis une jambe, un bras et encore une jambe.
De la pierre au nuage, ainsi je me suis élevée.
Maintenant je ressemble à une sorte de dieu
Je flotte à travers l'air, mon âme pour vêtement,
Aussi pure qu'un pain de glace. C'est un don.

Sylvia Plath
(extrait d'Arbres d'hiver,trad. de Françoise Morvan et Valérie Rouzeau, Gallimard, 1999)

http://www.nanogirl.com/images/sylvia2.jpg
Pour retrouver les autres participants aux Dimanches poétiques, c'est chez Bookworm que ça se passe!
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19 décembre 2010 7 19 /12 /décembre /2010 00:32

J - 6

Un petit poème pour nous mettre dans l'ambiance!!!!

 

 

Vive le vent

Vive le vent

Vive le vent d'hiver

Qui s'en va sifflant soufflant

Dans les grands sapins verts

Oh !

Vive le temps

Vive le temps

Vive le temps d'hiver

Boule de neige et jour de l'an

Et bonne année grand-mère

Joyeux joyeux Noël

Aux mille bougies

Qu'enchantent vers le ciel

Les cloches de la nuit.

Oh !

Vive le temps

Vive le temps

Vive le temps d'hiver

Qui rapporte aux vieux enfants

Leurs souvenirs d'hier.

Sur le long chemin

Tout blanc de neige blanche

Un vieux monsieur s'avance

Avec sa canne dans la main

Et tout là haut le vent

Qui siffle dans les branches

Lui souffle la romance

Qu'il chantait petit enfant

 

Oh !

Vive le vent

Vive le vent

Vive le vent d'hiver

Qui s'en va sifflant soufflant

Dans les grands sapins verts

Oh !

Vive le temps

Vive le temps

Vive le temps d'hiver

Boule de neige et jour de l'an

Et bonne année grand-mère.

Joyeux joyeux Noël

Aux mille bougies

Qu'enchantent vers le ciel

Les cloches de la nuit.

Oh !

Vive le vent

Vive le vent

Vive le vent d'hiver

Qui rapporte aux vieux enfants

Leurs souvenirs d'hier.

Et le vieux monsieur

Descend vers le village

C'est l'heure où tout est sage

Et l'ombre danse au coin du feu.

Mais dans chaque maison

Il flotte un air de fête

Partout la table est prête

Et l'on entend la même chanson.

Oh !

(refrain)

 

 

 


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28 novembre 2010 7 28 /11 /novembre /2010 16:19

Aujourd'hui il neige sur la Bretagne et c'est trop beau!!!

Et ça tombe des envies...

de batailles de boules de neige et de bonhomme de neige!

 

Le bonhomme de neige


Savez-vous qui est né
Ce matin dans le pré ?
Un gros bonhomme tout blanc !
Il est très souriant
Avec son ventre rond
Ses yeux noirs de charbon
Son balai menaçant
Et son chapeau melon.

Le soleil a brillé,
À midi dans le pré,
Je n’ai rien retrouvé …
Le bonhomme a filé !

 


Jason Émond

 

http://www.icone-gif.com/gif/noel/bonhomme/fete_noel_bn35.gif

 

 


Pour trouver les participants c'est par ici... chez Bookworm!

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21 novembre 2010 7 21 /11 /novembre /2010 11:39

Aujourd'hui un petit poème pleins de couleurs!

 

Pays aimé

 

Derrière les yeux il y a le jaune

Etendue de champs de tournesols

Horloge offerte aux midis champêtres

Textes-soleils à la voix d'éternité

 

Derrière les yeux il y a le bleu

La voix de l'aimé

Voyage dans les vastes espaces

Fatigue des matins

Retrouvilles des humains

 

Derrière les yeux il y a le vert

Attente délassante

Prairies aux pommiers fourbus

Cimetière enlacé de vieilles pierres

A l'ombre de la haie, l'ancestral chemin

 

Derrière les yeux il y a le violet

Folle lumière d'été

Destin imaginé

Musique échevelée

Cérémonie des couleurs

 

Rolande Causse

 

http://www.reconnexion-lumiere.com/wp-content/uploads/2009/06/tournesol-lo.jpg

 

Mes compagnons troubadours sont tous réunis chez Bookworm!

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7 novembre 2010 7 07 /11 /novembre /2010 07:00

Aujourd'hui, je voulais partager avec vous un magnfique poème qui se trouve à la fin de l'album Le Son des couleurs de Jimmy Liao.

 

Je ne manque plus de rien maintenant,

toutes les couleurs se traduisent

en bruits et en senteurs.

Et de qelle infinie beauté est leur musique

quand elles se font notes!

A quoi me servirait un livre?

 

Dans les arbres le vent feuillette;

je connais les paroles que l'on y entend

et les répète parfois doucement.

Et la mort qui brise les yeux comme des fleurs,

le mort ne trouvera pas mes yeux...

 

Rainer Maria Rilke, L'Aveugle

 

 

Pour lire d'autres poèmes rendez-vous chez Bookworm!

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31 octobre 2010 7 31 /10 /octobre /2010 14:26

Aujourd'hui je vous propose un poème animalier  de Jiri Havel extrait de La Fête chez les animaux (Gründ, 1988).

 

 

Première chasse

 

Sous la table unjour notre chat

vit une paire de lunettes.

Sans dire un mot, il les chausse,

avec une idée dans la tête.

 

Il irait surveiller les rats

et les chasser à la fois.

Mais, d'épouvante glacé presque,

il vit un démon gigantesque.

 

Pour la première fois,

et c'est vrai, croyez-moi,

le pauvre chaton déguerpit

effrayé par une souris!

 

 

http://agribuzz.fr/userfiles/image/chat3.jpg

 

Les autres poèmes sont récapitulés chez Bookworm!

Bon dimanche!

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